En Nouvelle-Écosse, des voix s'élèvent pour exiger une réforme législative concernant les accords de confidentialité (NDA). Initialement conçus pour préserver des secrets commerciaux, ces contrats sont désormais fréquemment utilisés pour museler les victimes de harcèlement ou de violence fondée sur le genre. Selon Julie Macfarlane, cofondatrice de l'organisme Can’t Buy My Silence, les signataires ne saisissent pas toujours la portée à long terme de ces documents, souvent signés sous la contrainte ou dans l'espoir d'obtenir un règlement financier. De son côté, la thérapeute Kristina Fifield souligne que ces signatures résultent souvent de décisions dictées par la nécessité de survie plutôt que par un consentement libre et éclairé. Bien que le gouvernement provincial se dise opposé aux abus liés à ces ententes, l'absence de mesures législatives concrètes inquiète les défenseurs des droits, qui craignent des conséquences durables pour les personnes ayant subi des abus.
Source : SaltWire


