Le gouvernement québécois fait face à un déficit croissant concernant l'entretien de ses écoles, hôpitaux et réseaux routiers. Bien que les budgets du Plan québécois des infrastructures aient augmenté, la dégradation des actifs s'accélère. Le vérificateur général souligne une incohérence dans les méthodes d'évaluation et une priorité accordée aux nouvelles constructions plutôt qu'à la réfection du parc existant. L'inflation spécifique au secteur de la construction, qui dépasse largement l'indice général des prix, réduit considérablement le pouvoir d'achat de l'État. En tenant compte de cette hausse des coûts des matériaux et de la main-d'œuvre, l'effort financier réel pour le maintien des actifs est nettement inférieur aux chiffres nominaux affichés. Cette situation est exacerbée par les changements climatiques et le vieillissement de la population, rendant la gestion à long terme des infrastructures publiques québécoises de plus en plus complexe.
Source : Le Devoir


